Prière à l’hôtel de ville

Dans l’affaire de la mairie du Saguenay, le plaignant affirme subir une discrimination à entendre ses collègues faire une prière au début de l’Assemblée. Maintenant que le tribunal des droits de la personne lui a donné raison, comment fait-il pour ne pas voir que lui-même cause une discrimination dans le fait de priver ses collègues de leur droit d’exprimer leurs convictions comme lui. Drôle de justice qui reconnaît à l’un ce qu’elle refuse à l’autre !

On oublie que la discrimination peut prendre au moins deux formes soit: être privé d’un droit ou s’octroyer un droit que l’on n’a pas. Pourquoi le droit du plaignant à vivre dans un environnement conforme à ses croyances lui donnerait-il le droit de priver ses collègues de vivre dans un environnement conforme à leurs croyances? Pour éviter une discrimination, le tribunal lui accorde le droit d’en introduire une autre. A droit égal, le poids du nombre aurait dû avoir préséance.

John White, Québec

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